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- The Muslim conquest in the Indian subcontinent mainly took place from the 11th to the 17th centuries, though earlier Muslim conquests made limited inroads into the region, beginning during the period of the ascendancy of the Rajput Kingdoms in North India, from the 7th century onwards. Throughout its history the Indian subcontinent has been frequently subject to invasion, from the North-West by Central Asian nomadic tribes and the Persian Empire. With the fall of the Sassanids and the arrival of the Caliphates, these region were integrated into Muslim dynasties of Central Asian heritage; initially Turkic people and later Mongol and Turco-Mongol people. Unlike earlier conquerors who assimilated into prevalent social systems, Muslim conquerors retained their Islamic identity and created legal and administrative systems that challenged and destroyed existing systems of social conduct, culture, religious practices, lifestyle and ethics. The first foray by the new Muslim successor states of the Sassanid Empire occurred around 664 CE during the Umayyad Caliphate, led by Al Muhallab ibn Abi Suffrah towards Multan in Southern Punjab, in modern day Pakistan. Al Muhallab's expeditions were not aimed at conquest, though they penetrated only as far as the capital of the Maili, he returned with wealth and prisoners of war. This was an Arab incursion and part of the early Umayyad push onwards from the Islamic conquest of Persia into Central Asia, and within the limits of the eastern borders of previous Persian empires. The last Arab push in the region would be towards the end of Umayyad reign under Muhammad bin Qasim, after whom the Arabs would be defeated by the Rajputs at the Battle of Rajasthan in 738, and Muslim incursions would only be resumed under later Turkic and Afghan dynasties with more local capitals, who supplanted the Caliphate and expanded their domains both northwards and eastwards. It took several centuries for Islam to spread across India and how it did so is a topic of intense debate. Some quarters hold that Hindus were forcibly converted to Islam by the establishment of Jizya and Dhimmitude favoring Muslim citizens, and the threat of naked force. Others hold that it occurred through inter-marriage, conversions, economic integration, to escape caste structures, and through the influence of Sufi preachers.
- La conquête musulmane de l’Inde commence, en 711-712, avec l’invasion du Sind par les Arabes dans le cadre du jihad; se poursuit, avec celle des Turcs, au XI siècle, provoquée par la pression des tribus mongoles qui a eu pour effet de pousser vers l'Inde les Turcs d'Asie centrale attirés par les richesses des Hindous et se pérénise avec l’Empire moghol. Au XVII siècle, quand Aurangzeb se fait couronner empereur et se proclame « conquérant du monde », c'est le début de l'effondrement définitif de la culture islamique : l'Inde est restée cinq siècles et demi sous hégémonie islamique. On remarquera que les Hindous sont encore 79 % en Inde, et les musulmans 14 %, ce qui atteste de l'extrême solidité de leur système culturel et religieux. Car si l'islamisation, comme « domination politique d'un territoire par des musulmans », a été un succès en Inde, où les Empires musulmans se sont maintenus pendant près de six siècles, jusqu'à la colonisation britannique, l'islamisation comme « conversion des populations », au contraire, a été un échec: elle toucha une grande masse d'individus, cependant, l'islamisation resta toujours marginale. Seule un minorité de la population indienne s'est convertie. Le Drâvida, l'extrême sud de l'Inde, resta quasiment libre de toute influence musulmane alors que le reste de la péninsule vit l'effondrement d'un bouddhisme qui ne cherchait pas à se défendre. Cette époque marqua aussi l'apparition de l'enfermement des femmes rajputes dans les zénanas pour les mettre à l'abri des convoitises musulmanes et de la pratique du jauhâr, un suicide traditionnel de masse en cas de défaites. Le développement de cette pratique marque la manifestation d'une pudibonderie, inconnue jusqu'alors, que les Britanniques installèrent définitivement. Dans son livre Histoire de la civilisation, l'historien Will Durant affirme que cette invasion musulmane de l'Inde est « probablement la plus sanglante de l'histoire ... une parabole du découragement dont la morale évidente est que la civilisation est un bien précieux, dont la liberté et l'ordre complexe et délicat peuvent à tout moment être renversés par des barbares venus du dehors ou se multipliant à l'intérieur. » François Gautier, pour sa part, affirme dans Un autre regard sur l'Inde : « ... les massacres perpétrés par les Arabes en Inde sont sans parallèle dans l'histoire mondiale. Plus terribles encore que l'holocauste des Juifs par les Nazis, ou le génocide arménien par les Turcs, plus considérables même que la tuerie des Incas et des Aztèques aux mains des Espagnols. » Au cours du Raj britannique, les Britanniques, désireux de ne pas s'aliéner les musulmans, plus collaborateurs que les hindous, minimisent les dévastations de l'invasion. Durant la lutte pour l'indépendance, les dirigeants du Parti du Congrès, comme Gandhi ou Nehru, font de même pour préserver un front uni contre la puissance colonisatrice. S'il ne fait pas de doutes que l'arrivée au pouvoir du BJP, parti nationaliste hindou, dans les années 1990 n'est pas étranger à cette nouvelle lecture de l'histoire de l'Inde et que, par suite, on puisse craindre que cette lecture ne soit très partisane, on peut cependant offrir une oreille attentive à l'indianiste français Alain Daniélou lorsqu'il affirme dans son Histoire de l'Inde que : « À partir du moment où les Musulmans arrivent dans l'Inde, l'histoire de l'Inde n'a plus grand intérêt. C'est une longue et monotone série de meurtres, de massacres, de spoliations, de destructions. »
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