Might makes right is an aphorism with several potential meanings (in order of increasing complexity): * In English, the phrase is most often used in negative assessments of expressions of power. * The second related idea associated with the phrase connotes that a society's view of right and wrong is determined, like its perspective on history, by those currently in power. * The term can be used in the descriptive, rather than prescriptive way, in the same sense that people say that "History is written by the victors". Because every person labels what they think is good for themself as right, only those who are able to defeat their enemies can push their idea of what is right into fruition. * According to Montague, Kraterocracy (from the Greek κρατερός krateros, meaning "strong") is

Property Value
dbo:abstract
  • Might makes right is an aphorism with several potential meanings (in order of increasing complexity): * In English, the phrase is most often used in negative assessments of expressions of power. * The second related idea associated with the phrase connotes that a society's view of right and wrong is determined, like its perspective on history, by those currently in power. * The term can be used in the descriptive, rather than prescriptive way, in the same sense that people say that "History is written by the victors". Because every person labels what they think is good for themself as right, only those who are able to defeat their enemies can push their idea of what is right into fruition. * According to Montague, Kraterocracy (from the Greek κρατερός krateros, meaning "strong") is a government by those who are strong enough to seize power through force or cunning. The term was used by Kropotkin in Mutual Aid: A Factor of Evolution, but is now rarely seen. In terms of morality, those who are the strongest will rule others and have the power to determine right and wrong. By this definition, the phrase manifests itself in a normative sense. This meaning is often used to define a proscriptive moral code for society to follow, as well as while discussing social Darwinism and Weberian themes of the authority of the state (e.g. Wirtschaft und Gesellschaft). (en)
  • La Loi du plus fort correspond aux situations où une confrontation est résolue par le rapport de force entre les parties en présence. La Loi du plus fort a été notamment discutée par des auteurs tels que Jean de La Fontaine (« La raison du plus fort est toujours la meilleure ») ou Jean-Jacques Rousseau (« Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit, et l’obéissance en devoir. De là le droit du plus fort...»).Tout d'abord, il convient de souligner l'ironie de la formule, le droit du plus fort souligne bien l'inexistence de loi, et seule la prudence, et non la raison, commande de se résigner à l'existence de ce principe non-écrit.Néanmoins, au-delà de l'ironie, Rousseau montre l'existence d'une solution de continuité, partant de l'absence de droit, caractérisée par la loi du plus fort, aboutissant par le jeu des forces sociales en présence, à la création d'une loi. Tout d'abord, la première des références, dès lors qu'il s'agit de réfléchir aux rapports entre justice et pouvoir, est à relire attentivement dans le Discours de la servitude volontaire d'Étienne de La Boétie qui s'attache, entre autres, à démontrer que le pouvoir de la monarchie s'appuie au départ sur le primat de la force, militaire en l’occurrence, donc un État tout entier bâti sur la force auquel il oppose l'aspiration naturelle de l'homme à la liberté. Avant lui, Nicolas Machiavel démontre que la raison du plus faible n’est jamais assez forte puisqu’elle ne lui permet pas de prendre l’avantage sur son adversaire. Au XVIIe siècle, Blaise Pascal reprend toute l’ambiguïté d'une loi qui ne peut s'exercer sans recours à la force, et d'une force qui, seule, ne représente aucune légitimité de droit : La justice sans la force est impuissante ; la force sans la justice est tyrannique. La justice sans force est contredite, parce qu'il y a toujours des méchants. La force sans la justice est accusée. Il faut donc mettre ensemble la justice et la force, et pour cela faire que ce qui est juste soit fort ou que ce qui est fort soit juste. Jean-Jacques Rousseau, encore lui va plus loin en se demandant si le droit n'est pas un simple voile destiné à couvrir pudiquement la réalité de la force, "Bien instruit de mes devoirs et de mon bonheur, je ferme le livre, sors de la classe, et regarde autour de moi ; je vois des peuples infortunés gémissants sous le joug de fer, le genre humain écrasé par une poignée d'oppresseurs". Plus près de nous, Michel Foucault réfléchit sur l'Histoire, et la façon dont s'exerce la force et il divise la loi en deux concepts différents : la règle, et la loi D'après ce qui précède, il apparaît que la Loi du plus fort, loin d'être une simple citation littéraire de La Fontaine, est un concept central quant à toute réflexion philosophique sur le pouvoir, la liberté et la justice. (fr)
dbo:wikiPageID
  • 1087195 (xsd:integer)
dbo:wikiPageRevisionID
  • 739341590 (xsd:integer)
dct:subject
http://purl.org/linguistics/gold/hypernym
rdf:type
rdfs:comment
  • Might makes right is an aphorism with several potential meanings (in order of increasing complexity): * In English, the phrase is most often used in negative assessments of expressions of power. * The second related idea associated with the phrase connotes that a society's view of right and wrong is determined, like its perspective on history, by those currently in power. * The term can be used in the descriptive, rather than prescriptive way, in the same sense that people say that "History is written by the victors". Because every person labels what they think is good for themself as right, only those who are able to defeat their enemies can push their idea of what is right into fruition. * According to Montague, Kraterocracy (from the Greek κρατερός krateros, meaning "strong") is (en)
  • La Loi du plus fort correspond aux situations où une confrontation est résolue par le rapport de force entre les parties en présence. La Loi du plus fort a été notamment discutée par des auteurs tels que Jean de La Fontaine (« La raison du plus fort est toujours la meilleure ») ou Jean-Jacques Rousseau (« Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit, et l’obéissance en devoir. De là le droit du plus fort...»).Tout d'abord, il convient de souligner l'ironie de la formule, le droit du plus fort souligne bien l'inexistence de loi, et seule la prudence, et non la raison, commande de se résigner à l'existence de ce principe non-écrit.Néanmoins, au-delà de l'ironie, Rousseau montre l'existence d'une solution de continuité, partant de l (fr)
rdfs:label
  • Might makes right (en)
  • Loi du plus fort (fr)
owl:sameAs
prov:wasDerivedFrom
foaf:isPrimaryTopicOf
is dbo:wikiPageDisambiguates of
is dbo:wikiPageRedirects of
is foaf:primaryTopic of