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- The Italo-Normans, or Siculo-Normans when referring to Sicily, were the Italian-born descendants of the first Norman conquerors to travel to the Mezzogiorno in the first half of the eleventh century. While maintaining much of their distinctly Norman piety and customs of war, they were shaped by the diversity of southern Italy, by the cultures and customs of the Greeks, Lombards, and Arabs. Normans first arrived in Italy as pilgrims probably either on their way or returning from Jerusalem or visiting the shrine at Monte Gargano in the late tenth and early eleventh century. In 1017, the Lombard lords in Apulia recruited their assistance against the dwindling power of the Byzantine Catapanate of Italy. They soon established vassal states of their own and began to expand their conquests until they were encroaching on the Lombard principalities of Benevento and Capua, Saracen controlled territories, and territory under papal allegiance, as well as Greek. They began the conquest of Sicily in 1061 and it was complete by 1091. Italo-Normans were the primary Norman mercenaries in the employ of the Byzantine emperors and the Armenians. Many found service in Rome, under the pope, and some went to Spain to join the Reconquista. In 1096, the Normans of Bohemond of Taranto joined the First Crusade. These Italians set up the principality of Antioch in the Levant. The entire Mediterranean world was touched by the unique Italo-Norman civilisation. In 1130, under Roger II, they created a lasting polity like William the Conqueror's in England: the Kingdom of Sicily, encompassing the whole of their conquests in the peninsula and the island.
- Le baronnage italo-normand correspond à la noblesse originaire du duché de Normandie qui s'est implantée d'abord en Italie méridionale à partir de la première moitié du XI siècle, puis en Sicile, conquise par les Normands de 1061 à 1091, à partir de la seconde moitié du XI siècle. Si certaines familles de cette noblesse italo-normande sont issues de la noblesse du duché normand, la plupart de ces familles sont issues de simples aventuriers normands sans fortune, de cadets de famille sans grand avenir en Normandie, de bannis, de mercenaires, de brigands, etc.. La majorité des Normands qui s'installèrent en Italie étaient originaires de l'ouest du duché normand, notamment du Cotentin. L'historien Léon-Robert Ménager (1925-1993), spécialiste de l'histoire du royaume normand de Sicile, après avoir étudié 275 familles italo-normandes, donne en pourcentage la répartition suivante : Normands d'Italie originaires de Basse-Normandie: 65%, dont : Manche : 27 %; Calvados : 24 %; Orne : 14 %; Originaires de Haute-Normandie: 34 %, dont : Seine-Maritime : 18 %; Eure : 16 %. Ces familles ne sont pas toutes d'origine normande, car certaines sont d'origine bretonne, un certain nombre d'aventuriers bretons ayant accompagné les bandes normandes en Italie dès les années 1030 au moins, tandis que certaines sont d'origines franques voire même, flamandes ou byzantines. Les aventuriers normands tissent très vite de nombreux liens avec la vieille noblesse lombarde locale issue du duché de Bénévent et des principautés de Salerne et de Capoue, ainsi qu'avec la famille ducale de Naples. Ainsi, les frères Hauteville, comme Guillaume Bras-de-Fer, Drogon, Onfroi ou encore Robert Guiscard, épouseront quasiment tous des princesses lombardes. Comme pour la noblesse normande implantée en Angleterre, en Italie du Sud il s'agit d'une noblesse nouvelle et d'origine étrangère vis-à-vis d'une population autochtone, largement majoritaire, mais comportant également de nombreux groupes humains, d'origines, de cultures et même de religions très diverses : Grecs, Byzantins, Lombards d'Italie méridionale (Langobards de la Langobardia Minor), Arabo-berbères, Chrétiens, Juifs, Musulmans, etc. Cette noblesse, turbulente et de plus en plus puissante et influente, se rebelle fréquemment contre l'autorité, d'abord du comté puis duché d'Apulie, puis contre l'autorité de Palerme, siège de la cour royale normanno-sicilienne. Les membres de ces familles sont les tenants-en-chef de la domination normande en Italie puis du royaume siculo-normand, proclamé en 1130 par le petit-fils d'un petit hobereau normand du Cotentin, Roger de Hauteville, 3 comte de Sicile et 1 roi normand de l'île sous le nom de Roger II de Sicile. La noblesse italienne d'origine normande survit après la chute du royaume normand, bien qu'elle soit un temps durement réprimée dans les années 1190, lorsque la dynastie Hohenstaufen s'empare du pouvoir (massacre de nombreux barons normands sous le roi Henri le Cruel). Cependant, un bon nombre de ces familles préfèrent se soumettre à cette nouvelle domination et à servir les Hohenstaufen, conservant ainsi leurs biens, comme les Filangieri et les Della Marra.
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