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- tusaatsiarunnanngittualuujunga I can't hear very well. This long word is composed of a root word tusaa- - to hear - followed by five suffixes: :-tsiaq-well-junnaq-be able to-nngit-not-tualuu-very much-junga1st pers. singular present indicative non-specific Note the consonant sandhi: The /q/ from -tsiaq- followed by the /j/ from -junnaq- becomes /r/, a single consonant taking its point of articulation from /q/ and its manner of articulation from /j/. The /q/ from -junnaq- is assimilated into the /ŋŋ/ of -nngit-, because Inuktitut forbids triple length consonants, and because the morphophonological rules attached to -nngit- require it to delete any consonant that comes before it. This sort of word construction is pervasive in Inuit language and makes it very unlike English. In one large Inuktitut corpus - the Nunavut Hansard - 92% of all words appear only once, in contrast to a small percentage in most English corpora of similar size. This makes the application of Zipf's law quite difficult. Furthermore, the notion of a part of speech can be somewhat complicated in Inuit language. Fully inflected verbs can be interpreted as nouns. The word ilisaijuq can be interpreted as a fully inflected verb - "he studies" - but can also be interpreted as a noun: "student". Because of the language's rich and complicated morphology, this article can present only a limited and unsystematic sample of its features. It is based largely on the Inuktitut dialects of north Baffin Island and central Nunavut. The morphology and syntax of Inuit language varies to some degree between dialects, but the basic principles will generally apply to all of them and to some degree to Yupik as well.
- L'idée même de grammaire inuit n'a en réalité pas plus de sens que "grammaire romane" ou "grammaire sémitique", l'inuit, considéré par les linguistes comme une langue unique, ne présente pas moins de quatre ensemble dialectaux -inupiaq, inuktun, inuktitut et kalaallisut- qui diffèrent de façon considérable, des différences qui, du point de vue de langues à grammaire fortement normalisée suite à une tradition grammairienne ancienne et fortement implantée, seraient la marque de langues distinctes. Il n'y a pas de normalisation de ce genre en inuit sinon à l'état embryonnaire, à l'exception du Groenland Ouest où l'alphabétisation a été bien plus précoce (dès le milieu du XVIIIe siècle). La définition de langue, dialecte, patois, etc. n'a de sens que dans le cadre de l'étude d'un groupe linguistique déterminé : ce sont des critères linguistiques précis (présence ou absence d'un trait phonétique, d'un trait morphologique ou syntaxique, emploi de tels ou tels termes synonymes... ) essentiellement qui peuvent permettre de tracer des frontières un tant soit peu précises entre différents parlés, encore ne s'agit-il que d'une définition parcellaire dans la mesure où elle ne concerne qu'un ou un ensemble de traits et non la description entière d'un parler. De ce fait ces critères ne peuvent pas servir à dresser une frontière absolue et définitive entre différents parlers. Par conséquent, ce n'est pas "l'inuit" qui est étudié ici, mais forcément un parler local de la langue, aussi est-il absolument nécessaire de préciser de quel aire dialectale il est question, et même de préférence à quel dialecte de cette aire on a affaire. NB : le double astérisque ** précédant un mot marque une forme agrammaticale, a priori attestée dans aucun dialecte inuktitut au minimum. L'astérisque simple * marque une forme non-conforme à l'usage du nunavimmiutitut mais normale dans les autres sous-ensembles dialectaux inuktitut, ses plus proches parents.
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