| dbpprop:abstract
|
- Dominick Edward Blake PC QC, known as Edward Blake, was Premier of Ontario, Canada, from 1871 to 1872 and leader of the Liberal Party of Canada from 1880 to 1887. He is one of only three federal Liberal leaders never to become Prime Minister of Canada, the others being Stéphane Dion and the latter's immediate successor Michael Ignatieff (who has yet to lead the party into a federal election). He may be said to have served in the national politics of what developed as the affairs of three nationalities: Canadian, British, and Irish. Blake was also the founder, in 1856, of the Canadian law firm now known as Blake, Cassels & Graydon LLP. Blake was born in 1833, in Adelaide Township, Upper Canada (Ontario) the son of William Hume Blake and Catherine Honoria Hume, and was educated at Upper Canada College. In 1856, after Blake was called to the bar, he entered into partnership with Stephen M. Jarvis in Toronto to practice law. When his brother Samuel Hume Blake joined soon thereafter, it was Blake & Blake and today the firm is known as Blake, Cassels & Graydon LLP. Blake was recruited into active politics by George Brown, became leader of the Ontario Liberal Party in 1868 and premier in 1871, but left provincial politics to run in the 1872 federal election, in which he was re-elected. The "dual mandate" rule that allowed a politician to sit simultaneously in a provincial and federal house had been abolished, and Blake chose to abandon his career in provincial politics. He played a major role in exposing the government of Sir John A. Macdonald's complicity in the Pacific Scandal forcing the government's resignation. Blake was offered the prime ministership, but turned it down due to ill health. When the Liberals won the subsequent 1874 federal election, Blake joined the cabinet of Prime Minister Alexander Mackenzie and served as Minister of Justice and President of the Queen's Privy Council for Canada. The Liberals were defeated in the 1878 election, and Blake succeeded Mackenzie as party leader in 1880. He failed to defeat Macdonald's Conservatives in the 1882 or 1887 elections. Blake resigned as Liberal leader in 1887, recruiting Wilfrid Laurier as his successor, and left the Canadian House of Commons in 1891, when he moved to Britain. In the 1892 election, Blake entered the British House of Commons as an Irish Nationalist Member of Parliament (MP) for the constituency of South Longford in the centre of Ireland. He served until 1907 when he resigned (obtaining the position of Steward of the Chiltern Hundreds) following a stroke and retired to Canada. From 1876 to 1900, he was the chancellor of the University of Toronto.
- Dominick Edward Blake, PC, QC war ein kanadischer Politiker, der sowohl auf Bundes- als auch auf Provinzebene tätig war. Vom 20. Dezember 1871 bis zum 25. Oktober 1872 regierte er Premierminister der Provinz Ontario, von 1868 bis 1872 führte er die Ontario Liberal Party an. Im Kabinett von Alexander Mackenzie war von 1875 bis 1877 Bundesjustizminister. Von 1880 bis 1887 war er Vorsitzender der Liberalen Partei Kanadas und Oppositionsführer. Zweimal scheiterte er beim Versuch, eine Mehrheit im Unterhaus zu erringen und kanadischer Premierminister zu werden. Seine politische Karriere beschloss er als Abgeordneter des britischen House of Commons (1892 bis 1906).
- L'honorable Dominick Edward Blake, C.P. était un homme politique canadien qui a été premier ministre de l'Ontario de 1871 à 1872 et chef du Parti libéral du Canada de 1880 à 1887. Il est un des deux seuls chefs libéraux non-intérimaire à ne pas devenir premier ministre du Canada, le second étant Stéphane Dion. Né dans le canton d'Adélaïde, Middlesex, province d'Ontario, en octobre 1833; l'un des élèves les plus remarquables de l'université d'Ontario où il obtint, sans effort tous les degrés et les honneurs qu'on y pouvait accorder; admis au Barreau en 1856 et fait Conseil de la Reine en 1863, trois ou quatre ans lui suffirent pour devenir l'un des premiers avocats du Haut-Canada; au bout de dix ans il n'avait pas de supérieurs, et aujourd'hui on s'accorde généralement à lui donner la première place. Élu pour South-Bruce à l'Assemblée législative de l'Ontario en 1867, il devint presqu'aussitôt Leader de l'opposition, renversa le gouvernement de M. Sandfield McDonald en 1871, et fut appelé à former un ministère, dans lequel il prit le poste de président du Conseil, sans salaire. L'année suivante, l'abolition du double mandat l'obligeant à faire le choix entre les deux législatures, il renonçait à la place honorable qu'il occupait à la tête de sa province, pour aller, avec son ami McKenzie, au sein de la Chambre des Communes, combattre le gouvernement de Sir John. Il ne manqua pas de gens qui blâmèrent leur audace et leur présomption, et cependant, deux ans après, la forteresse conservatrice tombait sous leurs coups, et Thon. McKenzie y arborait le drapeau de là réforme. M. Blake aurait pu être le chef de l'opposition en entrant dans la Chambre des Communes, mais il n'a pas voulu l'être; il s'est contenté, pour se rendre aux sollicitations les plus pressantes de cent dix à cent quinze députés, de faire partie, pendant quelques mois, du ministère McKenzie, sans portefeuille et sans salaire. À l'encontre de la plupart des hommes politiques qui prendraient bien le salaire sans le portefeuille, si c'était possible, M. Blake, lui, ne prend que la responsabilité et laisse de côté le salaire. On a dit que les raisons privées alléguées par M. Blake n'ont pas été les seules qui l'aient empêché d'accepter le poste de chef de l'opposition; on a prétendu qu'il se serait aperçu que les vieux libéraux du Haut-Canada le voyaient d'un mauvais œil devancer si rapidement les anciens. Il paraît certain que M. Blake, comme tous les hommes à grandes aspirations, veut arriver avec une idée, avec un drapeau à lui. Il a une haute et forte taille, un front superbe qu'on dirait taillé dans un bloc de marbre, une belle figure au teint riche, aux traits vigoureux, la physionomie calme et réfléchie d'un penseur : tout chez lui indique la puissance et dénote une nature supérieure. Sa pose est nonchalante, ses manières affables et modestes; il s'habille comme un bon fermier américain de l'état du Vermont; il est curieux à voir dans la Chambre, la tête appuyée sur son pupitre et couverte d'un chapeau de feutre noir à large bords; on dirait toujours qu'il dort, mais lorsqu'il se lève pour parler, on voit que son esprit veillait. Le silence se fait alors et la Chambre prête une oreille attentive aux paroles qui tombent de sa bouche éloquente. Ce n'est pas un de ces tribuns dont les éclats de voix font trembler les vitres et dont la déclamation passionnée soulève un auditoire; il ne parle pas avec la chaleur et la violence qui caractérisaient l'éloquence de son père; non, c'est un orateur parlementaire à la façon des Russell et des Gladstone Fichier:Disambig colour. svg, c'est l'homme d'État aux larges idées, aux théories élevées, à la logique invincible, au langage classique, dont chaque parole mérite d'être recueillie et méditée. Ses discours ressemblent à ces chênes immenses dont la tête touche les cieux et dont les racines vigoureuses plongent dans les entrailles de la terre, ou à ces cottes d'armes à la surface polie et impénétrable que portaient les guerriers antiques. Son discours sur l'élection de Peterborough est un modèle de logique et d'argumentation; les philippiques admirables qu'il a prononcées à London et à Bowmanville sont des chefs-d'œuvre de haute raison et d'éloquence patriotique. Il n'est pas étonnant que M. Blake désire l'établissement d'une fédération de tous les pays qui composent l'Empire britannique avec un grand parlement où les colonies seraient représentées. Lorsque M. Blake proclame qu'il est temps que, dans les relations avec l'Angleterre et les pays étrangers, l'on songe d'abord à l'intérêt canadien, tous les hommes qui croient à l'avenir du Canada sont avec lui, mais lorsqu'il conclut que la fédération nous donnerait la politique nationale qu'il désire, l'on n'y est plus. Quoi qu'il en soit, nous applaudissons aux efforts patriotiques qu'il fait pour développer cet esprit national sans lequel une nation ne peut exister. Laissons ces grandes idées, ces généreux sentiments porter leurs fruits et soyons tranquilles sur la qualité de ces fruits. M. Blake est marié et père de plusieurs enfants, sa conduite est excellente, il est sobre comme un juge d'autrefois et presqu'aussi puritain que son ami McKenzie. Il est affable mais peu démonstratif; il mène une vie simple et retirée; la dignité et l'indépendance de son caractère lui font mépriser les petits moyens que les hommes politiques emploient trop souvent pour se rendre populaires; il ne veut devoir le succès qu'à sa supériorité intellectuelle et à l'excellence de ses principes; sous ce rapport il ressemble à l'hon. M. Dorion; il n'est pas étonnant qu'ils aient beaucoup d'estime l'un pour l'autre. M. Blake a été ministre de la justice dans le gouvernement McKenzie et chef du parti libéral après la mort de M. McKenzie. 11 n'a pas eu la consolation de mener son parti à la victoire dans le Parlement fédéral comme il l'avait fait dans la Chambre locale, il n'a pu réussir à faire accepter son programme sur la question du tarif. La protection n'avait pas encore fait son temps; acceptée par le parti conservateur et adoptée par le gouvernement et le parlement après les élections de 1878, elle devait vivre et vivra jusqu'à ce qu'une autre crise financière éclate. Battu dans deux élections générales, M. Blake fatigué, désappointé, se décida à abandonner la direction du parti libéral, et même aux élections générales de 1890, il refusa de se porter candidat. Vaincu ou vainqueur, à la tête d'une majorité ou d'une minorité, premier ministre ou chef d'opposition, M. Blake a toujours été le même, le premier dans les grands débats sur les questions de droit constitutionnel, de légalité et de justice. C'est un grand avocat capable de discuter devant les plus grands tribunaux du monde les causes de l'ordre le plus élevé et toujours prêt à mettre son talent au service de la liberté, de la justice et du droit violés. Il l'a prouvé en différentes circonstances, surtout lorsqu'au milieu de l'agitation produite par l'exécution de Riel, il entreprit de plaider la cause de ces pauvres Métis sans se soucier du mal que son courage devait lui causer parmi la population fanatisée d'Ontario. On a trouvé ces belles paroles sur les lèvres de M. Blake toutes les fois que la province de Québec a demandé justice. Elles font son éloge et donnent une idée de sa grandeur d'âme, mais elles expliquent aussi, peut-être, en partie, ses échecs politiques. Il est évident que M. Blake a plus d'une fois, en voulant être juste, diminué sa valeur politique dans sa province. Lorsque, par exemple, il a dénoncé dans les termes les plus véhéments les puissantes associations orangistes, combien de comtés il a perdus ? Il s'est rendu dans le parlement anglais où il représente un comté irlandais et catholique, il fait partie de la glorieuse phalange qui lutte pour donner à l'Irlande la liberté politique dont jouissent les sujets britanniques dans le monde entier. Écossais et protestant, il combat pour les Irlandais catholiques, comme il combattait pour les Métis, les Canadiens-Français et les catholiques du Canada.
|