Étienne La Font de Saint-Yenne (born 1688 in Lyon, died 1771 in Paris) was a French art critic of the 18th century.

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  • Étienne La Font de Saint-Yenne (* 1688 in Lyon; † 1771) war ein früher französischer Kunstkritiker. Als Sohn einer bürgerlichen Lyoner Familie absolvierte er in einer Lyoner Seidenmanufaktur eine Ausbildung als Modellzeichner. Spätere Reisen nach Holland und Flandern (1729) brachten ihn mit der Malerei in Berührung. 1741 ließ er sich als Kunstschriftsteller in Paris nieder und verkehrte in den maßgebenden Künstler- und Gesellschaftskreisen. Er widmete sich der Architektur und Denkmalpflege und schloss mit einigen renommierten Malern Freundschaft. Zu seinem Ruf als Begründer der öffentlichen Kunstkritik in Frankreich trug seine Besprechung des Pariser Salons von 1746 bei, die 1747 anonym in Den Haag als Réflections sur quelques causes de l’état des présence de la peinture en France (Betrachtungen zu einigen Ursachen des gegenwärtigen Zustands der Malerei in Frankreich) veröffentlichte. Als revolutionär erschien diese etwa hundert Seiten lange Kritik, weil sie zum ersten Mal aussprach, dass jedermann berechtigt sei, ein Kunstwerk nach seiner subjektiven Sicht zu beurteilen. Der Kunstkritiker solle nicht nur zwischen dem Betrachter und dem Künstler vermitteln, sondern auch dem Künstler „ohne Leidenschaft und ohne jegliches persönliches Interesse“ Ratschläge erteilen. (de)
  • Étienne La Font de Saint-Yenne est un critique d'art français né le 9 décembre 1688 et décédé le 16 juin 1771. E. La Font de Saint-Yenne est considéré comme un des fondateurs de la critique d'art en France. Dans ses publications, Réflexions sur l'état de la peinture en France (1747), libelle publié en Hollande, ou encore L'Ombre du grand Colbert (1752), il émet l'idée d'un droit de chacun à parler des œuvres exposées au Salon, des projets d'architecture ou d'urbanisme en cours, ainsi que de la littérature du temps. Dès 1746, il proposait notamment dans son Dialogue du Grand Colbert l'idée de créer un lieu pour présenter les chefs-d'œuvre des collections royales afin de les prévenir de toutes dégradations physiques liées à leur conservation désastreuses dans les cabinets du Roi : «Vous vous souvenez sans doute, ô grand ministre, de l'immense et précieuse collection de tableaux que vous engageâtes Louis XIV de faire enlever à l'Italie et aux autres pays étrangers, avec des frais considérables, pour meubler dignement ses palais. Vous pensez (eh! qui ne penserait comme vous!) que ces richesses sont exposés à l'admiration et à la joie des Français de posséder de si rares trésors, ou à la curiosité des étrangers, ou enfin à l'étude et à l'émulation de notre école? Sachez, ô grand Colbert, que ces beaux ouvrages n'ont pas revu la lumière et qu'ils ont passé, des places honorables qu'ils occupaient dans les cabinets de leurs possesseurs, à une obscure prison de Versailles, où ils périssent depuis plus de cinquante ans». Il donne comme exemple le cas des Rubens de la galerie Médicis du palais du Luxembourg : «Ils sont... du côté de la cour presque détruits par la négligence des concierges qui laissent les vitraux des croisés ouverts dans les jours les plus brûlants et dévorer à l'ardeur du soleil, depuis midi jusqu'à ce qu'il soit entièrement couché, ces tableaux sans prix, ces beautés que toutes les richesses des souverains ne pourraient aujourd'hui remplacer». Dans les Réflexions sur quelques causes de l'État présent de la peinture en France avec un examen des principaux ouvrages exposés au Louvre, ce mois d'août 1746 parues en 1747, il demande la création d'un musée accessible par tous : «Le moyen que je propose pour l'avantage le plus prompt et en même temps le plus efficace pour un rétablissement durable de la peinture ce serait donc de choisir dans ce palais, ou quelque part, un lieu propre à placer à demeure les chefs-d'œuvre des plus grands maîtres de l'Europe, et d'un prix infini, qui composent le cabinet des tableaux de Sa Majesté, entassés aujourd'hui et ensevelis dans de petites pièces mal éclairées et cachés dans la ville de Versailles, inconnus ou indifférents à la curiosité des étrangers par l'impossibilité de les voir... Telle serait la galerie que l'on vient de proposer, bâtie exprès dans le Louvre, où toutes les richesses immenses et ignorées seraient rangées dans un bel ordre, et entretenues ans le meilleur état par un artiste intelligent et chargé de veiller avec attention à leur parfaite conservation...» (fr)
  • Étienne La Font de Saint-Yenne (born 1688 in Lyon, died 1771 in Paris) was a French art critic of the 18th century. (en)
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  • Étienne La Font de Saint-Yenne (born 1688 in Lyon, died 1771 in Paris) was a French art critic of the 18th century. (en)
  • Étienne La Font de Saint-Yenne (* 1688 in Lyon; † 1771) war ein früher französischer Kunstkritiker. Als Sohn einer bürgerlichen Lyoner Familie absolvierte er in einer Lyoner Seidenmanufaktur eine Ausbildung als Modellzeichner. Spätere Reisen nach Holland und Flandern (1729) brachten ihn mit der Malerei in Berührung. 1741 ließ er sich als Kunstschriftsteller in Paris nieder und verkehrte in den maßgebenden Künstler- und Gesellschaftskreisen. Er widmete sich der Architektur und Denkmalpflege und schloss mit einigen renommierten Malern Freundschaft. (de)
  • Étienne La Font de Saint-Yenne est un critique d'art français né le 9 décembre 1688 et décédé le 16 juin 1771. E. La Font de Saint-Yenne est considéré comme un des fondateurs de la critique d'art en France. Dans ses publications, Réflexions sur l'état de la peinture en France (1747), libelle publié en Hollande, ou encore L'Ombre du grand Colbert (1752), il émet l'idée d'un droit de chacun à parler des œuvres exposées au Salon, des projets d'architecture ou d'urbanisme en cours, ainsi que de la littérature du temps. (fr)
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